Character design Photographe

De Entropy killed the Cat [Studio].


Sommaire

Description

Le photographe était dans mon esprit un scientifique, mais aussi un aventurier et un explorateur. En somme, un Charles Darwin de l’espace qui parcourt l’univers alors que celui-ci touche à sa fin. Il fallait donc qu’il soit à la fois crédible en tant qu’homme de science, mais aussi en tant qu’aventurier baroudeur. Je le voyais aussi comme un homme « entre deux âges », un homme d’une cinquantaine d’année, les cheveux grisonnants et le visage marqué autant par l’âge que par ses voyages d’ailleurs. C'était un homme d'expérience, un homme charismatique et qui en imposait naturellement. Un homme hautain aussi ou en tout cas convaincu de sa propre intelligence, mais aussi en un sens un homme de lettres et d'art. Mais dans un retournement de situation quasiment hitchcockien, le photographe est devenu une photographe ce qui oblige à repenser un petit peu le casting.

Dans tous les cas, que le photographe soit un homme ou une femme, il existe une constante : son look. C'est un homme/femme d'un certain milieu sociale, un homme intelligent, un homme cultivé, il fait donc preuve d'une certaine classe et s'habille en suivant des codes bien précis correspondant à son milieu élevé. Cependant, il voyage depuis longtemps, ses habits sont abîmés (presque autant que son visage et ses mains) et il les a rafistolé avec les moyens du bord. De la même façon, il ne peut pas être propre ! Il est forcément plein de terre et de poussière, sa peau et son teint sont halé par le soleil qui l'a brûlé par endroit : son bronzage n'est pas parfait et homogène. Il a probablement les cheveux sales et emmêlés, la barbe mal entretenu et fourni, hirsute. Il a quelques cicatrices (vieilles et récentes), une infirmité même pourquoi (une main ou un oeil en moins). Cependant, l'effet général reste classe. Ce personnage dégage quelque chose, il émane un charisme de sa personne qui transcende ses habits ou son apparence général.

Différents visages me venaient donc à l’esprit quand je pensais au photographe.

LE Photographe

Tom Hardy [1], par exemple, pour son côté un peu bourru et massif ; il a cette carrure qui impose le respect et un visage sérieux et fermé qui collerait à ce personnage qui vient de passer plusieurs années sur des planètes hostiles aux confins de l’univers. Mais Tom Hardy était un peu trop lisse, un peu trop jeune, pas assez marqué.

En revanche, des acteurs comme Iain Glenn [2], Idris Elba [3] et Paul McGann [4] remplissaient beaucoup mieux cet office. Ils sont tous les trois dans la tranche d’âge du personnage et ils sont tous les trois marqués à leur manière. Ils incarnent aussi, pour moi au moins, ces hommes d’expérience qui ont acquis une certaine sagesse, mais qui n’ont pas complètement perdu leur fougue et même leur colère dans un sens. Car le photographe est aussi un homme engagé dans une quête perdu d’avance, il doit donc être déterminé au point de se voiler la face sur sa situation. Paul McGann ayant, en plus, un visage qui exprime presque toujours la mélancolie ce qui aussi une caractéristique de ce personnage à mon sens.

Benedict Cumberbatch [5] me venait aussi à l’esprit pour son port de tête et cet air d’intelligence qu’il semble porter sur lui en permanence. Le photographe est, à n’en pas douter, un homme intelligent et aussi d’une certaine manière légèrement hautain ; et je trouvais que Benedict Cumberbatch incarnait cela à la perfection. Quand il joue Sherlock particulièrement, on voit qu'il est la personne la plus intelligente dans la pièce et qu'il le sait et ça transparaît sur son visage et dans sa façon de s'adresser aux autres. Et puis, il y a aussi ce physique un peu particulier, presque extraterrestre qui me plaît beaucoup chez lui.

Enfin, deux acteurs qui d’après moi incarnent toutes ces choses à la fois. Le premier Christoph Waltz [6] qui est à la fois un homme d’un certain âge, sage et posé, et un enfant qui n’a pas vraiment grandi. Son visage est marqué et on peut y lire une histoire. Sans compter que son intelligence transparait souvent à l’écran. Le second, John Hurt [7] : son visage ridé et marqué, sa présence et son charisme naturel, son œil qui pétille ; il est pour moi la quintessence de tout ce que devrait être le photographe. Il est capable d'être doux et dur, grave et drôle, mélancolique, triste, abattu puis un sourire suffit pour que son visage tout entier s'illumine.

LA Photographe

Si le sexe du personnage change, le personnage en lui-même reste le même. Il s’agit donc toujours d’une scientifique à la fois aventurière et exploratrice à la recherche de savoir. Il faut qu’elle soit à la fois crédible en tant que scientifique, mais aussi en tant que baroudeuse. Et comme j’aime les physiques atypiques ou les visages qu’on ne voit pas souvent, il faut aussi qu’elle ait ce petit je-ne-sais-quoi d’extraterrestre dans ces traits. Il faut aussi que ce soit une femme d’âge mûr : ni vraiment vieille, ni vraiment jeune ; à la fois sage et posé, et fougueuse et aventurière. Comme son alter ego masculin, elle est forte, marquée autant par son âge que par ses voyages, déterminée à remplir sa « mission » et surtout qu’elle en impose par sa carrure, par ce qu’elle est et ce qu’elle dégage.

Charlize Theron [8] et notamment avec le look qu’elle a dans Mad Max. Pour ce film, elle troque son image de blonde sexy/femme fatale pour un look presque militaire (ce qu’elle est dans le film) et le résultat est parfait. Elle est dure, elle est déterminée et elle t’emm**de. Bref, une femme qui n’a pas peur de se salir et qui préfère mettre les mains dedans plutôt que de se faire passer devant.

Robin Wright [9] et Gillian Anderson [10] pour la même raison : elles ont tous les deux ce charisme naturel, cette carrure qui fait que vous arrêtez de parler quand elles commencent et que vous les écoutez. Elles sont toutes les deux « entre deux âges » et toutes les deux ont des traits sévères et fermés. Toutes les deux ont aussi ce petit côté hautain de femmes puissantes qui ont réussi dans leur domaine. Ce sont clairement des femmes d’expérience et qui imposent le respect.

Helen Mirren [11], Maggie Smith [12] et Judi Dench [13]. Je les mets ensemble parce qu’elles font parties pour moi de cette même catégorie d’actrice qui en imposent sans trop forcer, elles sont plus vieilles que les autres actrices que j’ai cité, elles sont donc plus marqués, ce sont des femmes d’expérience et qui ont acquis à mon sens une certaine sagesse, mais un seul regard un peu sévère, un seul sourcil arqué suffit à remettre n’importe qui à sa place. Bref, des actrices comme on en fait plus, des actrices qui en imposent par leur seule présence, des actrices avec un port altier et une prestance naturel. Une dernière actrice que je pourrais rajouter ici, bien qu’elle soit plus jeune, Cate Blanchett [14] qui réunit pour moi les mêmes qualités qu’Helen Mirren, Maggie Smith ou Judi Dench.

Tilda Swinton [15] pour son côté carrément alien. Avec son physique et son visage si particulier, on ne peut pas s’empêcher de se demander si elle est bien de ce monde et c’est ce qui fait son charme. Elle porte aussi une expression assez mélancolique qui semble la suivre partout même quand elle sourit et avec son charme extraterrestre, elle fascine et inquiète (légèrement).

Eva Green [16] qui, différemment de Tilda Swinton, fascine et inquiète. Un regard vert glaçant et vénéneux, un visage qui peut être dur et sévère et doux et souriant. Le charme glacial d’une femme inaccessible et presque hautaine. Capable de convaincre dans le rôle d’une femme abîmée, brisée et amochée dans The Salvation où elle envoie de la badasserie par caisse de douze.

Enfin quelques actrices dont nous avions déjà parlé avec Laei : Charlotte Rampling [17] qui incarne pas mal d'aspect de la Photographe et qui serait un excellent choix. La très charmante et mélancolique Bae Doona [18] (ou Doona Bae je suis pas sûr).

Actual Design

Comme les deux films font appel un peu au même style de personnage, j'ai décidé de reprendre le design plus ou moins de la photographe pour faire la pianiste.

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